En quoi disrupter sa vision du temps permet d’améliorer sa gestion du temps !!!

Cet article va casser vos illusions sur le temps. Comment ? Simplement en vous faisant comprendre les points essentiels. A savoir que le temps n’est qu’une perception de votre mental, que l’on peut avoir une influence sur celui-ci en l’organisant et en changeant notre état émotionnel et physique et que notre environnement (la société moderne occidentale) influence notre perception de celui-ci. Nous nous interrogerons sur l’existence même du temps.

Avez-vous remarqué que depuis quelques années nous avons la sensation que le temps s’accélère ? On parle de transformation numérique, de révolution digitale, de 4ème révolution industrielle, de changement de paradigme… Être un bon gestionnaire suffisait dans un environnement stable où le temps et la productivité étaient placés au même niveau. Les outils de gestion du temps était alors suffisant pour s’organiser convenablement et être efficace.

Depuis l’arrivée de ce nouveau paradigme, la bonne gestion ne suffit plus. Nous ne pouvons plus être « juste » efficace. Une disruption profonde est en marche et nous pousse à devenir « efficient ». Cela comporte de nombreux facteurs supplémentaires, à savoir modifier sa perception du temps et d’assurer le leadership de son temps. Cela demande donc de changer de posture en abordant le temps de manière différente, en modifiant nos habitudes et en nous réorganisant.

Le temps ne serait-il pas une invention de notre mental ?

Et s’il n’était qu’un mot, un simple vocable dépourvu de sens donné par notre éducation. D’ailleurs, nous lui donnons souvent plusieurs qualificatifs : à savoir, le temps prétendument « vide » lorsque nous sommes dans l’ennuie, le temps « accéléré » lorsque nos rythmes de vie ne cessent d’augmenter, le temps « cyclique » lorsque des évènements se répètent, le temps « biologique », « psychologique », « géologique » ou encore « cosmologique »… Au point que le temps sert tout aussi bien à désigner dans le dictionnaire la succession, le devenir, la durée, l’urgence, l’attente, la vitesse, l’usure, le vieillissement, la vie comme la mort…

Si le temps impact nos pensées, il impact donc forcément nos émotions et nos comportements. Si l’on s’ennuie, le temps ralenti tandis que lorsque nous sommes en joie et en pleine forme, le temps s’accélère. Il se crée donc une distorsion du temps avec pour origine nos pensées.

Mais qu’en pense la physique et en particulier la physique quantique ?

Les équations de la physique remettent en cause le lien que nous avons pris l’habitude d’établir entre temps et devenir. Du moins les physiciens font une distinction nette entre le cours du temps et la flèche du temps.

Le cours du temps est celui qui permet un écart, une distance, en fait une durée entre deux instants distincts. La flèche du temps, quant à elle, est la manifestation du devenir, ce qui explique pourquoi le temps s’écoule de manière unidirectionnelle. D’ailleurs, tel que nous l’a exprimé Einstein dans sa théorie de la relativité, « l’écoulement du temps n’est qu’une illusion ».

Mais…, revenons-en à la perception du temps.

Deux courants philosophiques s’opposent, à savoir ceux qui considère le temps comme une succession objective d’événement (orientation passé – futur) et ceux qui considère le temps comme une dynamique subjective (théorie basée sur l’instant présent).

Au 19ème siècle, les fervents partisans de l’idéologie évolutionniste (les modernes) entreprirent de « civiliser » les « primitifs » (les anciens) en leur enseignant les principes du capitalisme. A une philosophie du silence, de la méditation et de l’action immédiate, on tenta de substituer une idéologie du travail, de la production et de la consommation symbolisée par l’idée du progrès, puis du développement. Toute entreprise non rentable, ne s’inscrivant pas dans la durée et n’annonçant pas des lendemains couronnés de succès était jugée stérile, inefficace, du temps perdu…

Pourtant comme l’a si bien écrit le philosophe Jamake Highwater :

« Curieusement, en dépit de toutes les techniques qui sont à notre disposition, à la fin de ce 20ème siècle, pour rapetisser ce monde, ces « primitifs » qu’on prétendait en voie de disparition sont toujours là et se multiplient non seulement en tant que producteurs de cultures et de styles de vie, mais en tant que source persistante d’influence sur la totalité des interactions de l’histoire humaine. Et, ce qui est très intéressant, cet impact n’est que le résultat d’une volonté visionnaire ; il est, dans une large mesure, non intentionnel ».

Et si nous agissions avec sagesse plutôt qu’avec hâte.

Le sens communautaire, l’esprit de partage a été remplacé par l’appât du gain, l’idéologie capitaliste. Au point que nous en avons oublié le savoir-vivre « ensemble » en devenant individualiste. Nous détruisons alors notre environnement sans se soucier de ce qu’il adviendra demain. Nous perdons le sens de nos vies comme le sens du temps qui se dérobe inexorablement. Reprendre le leadership de sa vie, c’est aussi accepter d’ouvrir sa vision, réorganiser ses perceptions, comprendre son propre fonctionnement à la fois émotionnel et comportemental, et c’est aussi remettre l’humain au cœur de la relation.

Marie-Christine Thomas

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